Cap à L’Est

Frontière Italie Slovénie

Dober Dan (ou bonjour en Slovène, il parait qu’il faut penser à Doberman),

Nous nous apprêtons à entrer en Slovenie en passant par Gorica (Italie). Mais pour passer la frontière et afin d’emprunter les autoroutes et les voies rapides slovènes, on se doit d’acheter une vignette. Alors on se met en quête du Graal que nous trouverons dans une station service en Slovenie et en passant la frontière à pied. Car la police slovène attend les contrevenants de pied ferme, carnet à souche en main. Et si nul n’est censé ignorer la loi, peu d’information circule sur la dite vignette, quand à l’obligation de se la procurer et l’endroit où l’on peut l’acheter.

Vignette obligatoire pour la Slovénie

Slovénie

Nous posons le « Bel Horizon » à Skocjan dans un camping qui se résume à un vaste pré. Notre gps que nous surnommons « Lulu » entre nous (c’est un modèle Lucampers) ne nous fera finalement pas passer par les autoroutes ni les voies rapides. Nous randonnons jusqu’au grottes de « Škocjanske jame » suivant les gorges karstiques de Stocjan.
Nous restons une nuit, notre but étant de visiter la Croatie.

Croatie

Après 1h30 de route nous atteignons la Croatie et là c’est la surprise nous sommes contrôlé à la frontière, car si les deux pays sont membres de l’Union Européenne, les frontières terrestres ont été rétablies. En effet, la Croatie ne fait pas partie de l’espace Schengen et ni de l’Europe monétaire. Et il va falloir changer des euros contre des Kunas (monnaie Croate) et réviser sa table des 7 (1 euros = environ à 7 Kunas).

Kunas

Lacs de Plitvice

Notre « Lulu » national nous fait à nouveau visiter la campagne mais cette fois Croate et nous serons témoin des stigmates de la guerre Serbo-Croate.
Nous nous arrêtons à proximité du parc de Plitvicka Jesera afin de randonner autour de ses lacs.
Les lacs de Plitvice (prononcez plitvitsè) sont protégés en tant que parc national et font partie de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
C’est sans aucun doute un des plus beaux parcs de Croatie et peut-être le plus beau parc d’Europe.
Le parc national Plitvice se trouve a 140 km de Zagreb et 219 km de Split. Il se compose de 16 lacs qui sont reliés entre eux par des chutes d’eau. Elles ont été créées par le calcaire de l’eau qui s’est déposé entre les lacs en formant une barrière de roche calcaire qu’on appelle le travertin.
La flore du parc compte 1.267 espèces végétales dont 22 espèces menacées protégées par la Loi de la préservation de la nature de la République de Croatie.
La faune du parc se compose entre autre de 157 espèces d’oiseaux, de 50 espèces de mammifères dont le muscardin, la musaraigne, le campagnol des neiges, le hérisson, la marte, le marcassin, 20 espèces de chauve-souris. Il nous est fait mention aussi de la présence du loup, de la biche, du cerf, du chat sauvage, du lynx, de la loutre et surtout de l’ours brun qui est le symbole du parc de Plitvice.

Si le parc est magnifique, Plitvicka Jezera est aussi le point de départ de la désagrégation de l’Ex Yougoslavie et du premier conflit entre Croates et serbes qui devait aboutir à la guerre d’indépendance de Croatie. c’est dans cette région que débuta le sanglant conflit qui opposa les croates et les serbes dès 1991 alors que la Croatie souhaitait l’indépendance vis-à-vis de la Yougoslavie, sorte de fédérations de régions autonomes dont faisaient partie la Bosnie Herzégovine, la Serbie, la Croatie, le Montenegro, la Slovénie et la Macédoine. Convaincus que les croates, dirigés par Franjo Tudjman menaient une politique nationaliste anti serbe, les Serbes qui peuplaient la région de Krajina (dans la région de Bihac et de Plitvice) décidèrent de prendre la maîtrise du parc national de Plitvice. En effet, en mai 1990, l’arrivée au pouvoir en Croatie du très nationaliste Franko Tudjman à la faveur de la victoire de son parti l’Union démocratique croate à l’occasion des premières élections multipartistes dans la Yougoslavie postcommuniste génère angoisses et fantasmes chez les Serbes.
Certes, cette région de Lika Plitvice peu peuplée ne constituait aucun danger spécifique pour les Serbes et ne représentait qu’un intérêt relatif si ce n’est sur le plan touristique, mais les rebelles et paramilitaires serbes accompagnés par la police serbe de Krajina notamment en provenance de Bihac après l’éviction des autorités croates gestionnaires du parc de Plitvice prirent le contrôle dès le 29 mars 1991 du parc. Dans la foulée, il s’assurèrent la maîtrise d’une route qui faisait la jonction entre les régions de Lika (où se trouve Plitvice) et de Banija ; d’où la position stratégique du parc de Plitvice au carrefour de cette voie. Ce dimanche de funeste mémoire fut surnommé les « Pâques sanglantes de Plitvice » Krvavi Uskrs na Plitvicama ou Plitvički Krvavi Uskrs.

Primosten

Après ce grand bol d’air nous reprenons la route « Magistrale » qui relie Šibenik à Split (corniche qui longe la mer Adriatique) pour visiter Primosten.
Mais la première chose à faire en arrivant à Primošten, c’est de s’arrêter avant d’y pénétrer. En effet, il ne faut surtout pas manquer la vue sur cette merveille de la nature peaufinée par la main de l’homme (c’est un pont qui relie Primosten à la terre) depuis les hauteurs. Sinon, Primošten est un village aux maisons aux toits de tuiles et d’une église sur une butte et un cimetière orienté vers le couchant.

Trogir

Sur la route « Magistrale » nous nous arrêtons à la belle cite médiévale de Trogir qui est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. C’est un musée à ciel ouvert et une étape essentielle. La cathédrale Saint-Laurent et le couvent bénédictin Saint-Nicolas sont de pures merveilles. Nous nous sommes promenés au fil des ruelles tortueuses bordées de maisons en pierre de taille.

Spilt

Et la route nous conduit à Split. La vieille ville de 3 000 habitants environ est aménagé dans l’enceinte des restes d’un palais grandiose ayant appartenu à l’empereur Dioclétien (IIIème siècle av. J.-C.), qui y vécut les neuf dernières années de sa vie. Le résultat est éblouissant. Le Péristyle, centre névralgique du palais, est superbe. Nous profiterons modérément de la douceur de la ville car toutes les nationalités se sont données rendez-vous ici.

Sveti Jura

Nous repartons en direction du Nord de la Dalmatie pour nous arrêter dans un camping à Sveti Jura au bord de l’eau avec une vue magnifique sur l’île Otok Prvic.

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